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Juliette - 2013

Réalisé par Pierre Godeau

Avec Astrid Berges-Frisbey, Féodor Atkine, Yannik Landrein...

Durée : 1h20

 

Synopsis : Juliette a 25 ans, l’âge des possibles, l’âge des amants... Issue d’une génération qui pour ne pas pleurer choisit de rire – Juliette va pourtant devoir grandir...

 

Sortie le 17 juillet 2013.

Festival du film romantique de Cabourg 2013.

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Notre avis


Par LoveMachine.
Par LoveMachine.

Quand on fait un film sur une personne en particulier, j'aime penser que l'on tente de faire de cette personne quelqu'un qui va nous intéresser. Bonne ou mauvaise, cette personne doit forcément nous accrocher pour nous éviter d'avoir à subir son histoire. Or c'est précisément l'un des nombreux panneaux que se prend "Juliette" en nous contant l'histoire de ladite Juliette, jeune femme de 25 ans interprétée par Astrid Bergès-Frisbey.

 

Pauvre Juliette, jeune femme visiblement friquée dans son immaculé appartement parisien qu'elle occupe seule, son père étant à l'hôpital. Elle collectionne les aventures d'un soir tandis que professionnellement, elle ne fait rien de ses journées si ce n'est rêver sa vie sur une plage ou vivre à travers Max, une petite fille qu'elle a inventée dans un bouquin qu'elle est en train d'écrire en dilettante. "Ouais, tu vois, elle ne fait rien mais sa vie est très riche à l'intérieur". Sauf qu'on s'en fiche de l'intérieur. A l'extérieur, Juliette agit (et parle) comme une gamine de 5 ans qui joue à la femme-enfant en ne prenant en compte que sa trombine. Le réalisateur Pierre Godeau évoque son film comme la chronique d'une période de vide, inspirée par les films de Sofia Coppola. Nul doute qu'une certaine (petite) classe de la population y verra son propre reflet mais ce n'est pas forcément un compliment. L'errance telle qu'elle est filmée ici donne plus envie de secouer Juliette par les épaules en lui disant "Mais tu vas te mettre à parler comme une personne de ton âge ? Et à trouver du boulot aussi parce que c'est bien joli que ton père te paye tout mais il ne va pas être là pour longtemps." Astrid Bergès-Frisbey est assez mutine pour rendre crédible son rôle mais cela est anéanti par les dialogues de gamine qu'elle doit déclamer, au moins dans la première partie du film. A ses côtés, Elodie Bouchez fait ce qu'elle peut avec son rôle de grande soeur moralisatrice mais les réactions de son personnage sont ici aussi peu crédibles. Pire, en plus d'être maigre, le scénario n'évite pas les facilités.

 

Le problème quand on réalise un premier film est de vouloir à tout prix y mettre un peu tout ce que l'on a appris, vu ailleurs sans focus ni même réflexion, juste pour pouvoir dire "J'ai fait ça". C'est un peu ce à quoi me fait penser la réalisation de Pierre Godeau qui fourre ici des travellings, des caméras flottantes, des passages en steadycam de façon désordonnée, pas parce que cela aide l'histoire mais parce que ça fait juste cool. C'est d'autant plus dommage qu'à côté de cela, deux parties sont très bien exécutées, à savoir le montage très recherché et la musique. Inspiration Sofia Coppola oblige, la musique est la vraie vedette (un peu envahissante) du film, avec ses tonalités diverses qui feront à n'en pas douter une bande-originale réussie à posséder en CD, mais pour ce qui est du film...

 

Pour l'anecdote, s'il y a un truc que fait bien le cinéma français, c'est désaper ses actrices. Pas un film d'amour français sans son actrice topless, une caractéristique que l'on a encore pu vérifier au festival du film romantique de Cabourg. Ici, je m'attendais à voir ce genre de scènes, notamment dans les quelques scènes de sexe qui émaillent le film. Mais non, même pas, cela restait étonnamment prude. Je me disais "Ah voilà qui change, c'est intéressant." Et puis 20 minutes avant la fin, LA scène qui sert à rien avec Astrid Bergès-Frisbey topless. Mais vraiment la scène gratuite, qui n'apporte rien au récit, au personnage, juste pour le plaisir d'en balancer une et probablement pouvoir cocher "Scène topless" sur la check-list "Cinémaaaaa français". Doit y avoir des subventions en jeu, c'est pas possible autrement.

 

Film d'amour avant tout, "Juliette" parvient à saborder l'aspect de l'intrigue qui m'intéressait le plus, à savoir la relation entre Juliette et Antoine (Yannik Landrein, un mec bien classe physiquement mais dont le perso est un peu prisonnier de certains dialogues complètement ratés). Ils sont sortis ensemble, Juliette l'a largué comme tous les autres mais elle ne parvient tout de même pas à l'oublier. Là résidait à mon avis la nécessaire exploration du film et leurs retrouvailles font l'objet des meilleures scènes du film. Las, la dernière scène, sans toutefois être le point final à leur relation, achève de tuer toute chance qu'aurait pu avoir le film d'être quelque chose de romantique. S'inspirer de Sofia Coppola pour le thème de l'errance et la musique, c'est bien, mais s'inspirer du traitement de l'histoire d'amour entre deux personnes comme dans "Lost in translation" notamment, c'est mieux. Certes, ce n'était peut-être pas ce que voulait faire le réalisateur de son film mais cela aurait au moins donné une substance à cette coquille bien vide.

 

A conseiller si vous aimez Sofia Coppola (même si ça ne suffira probablement pas).

 

Conclusion

+ La musique du film.

+ Le montage assez recherché.

+ Quelques scènes ici et là.

- Le personnage de Juliette, insupportable.

- Les dialogues, tantôt surécrits, tantôt dignes d'une gamine de 5 ans (pour Juliette).

- La fin, bonne à jeter.


 

Moment Looove :
Les séquences sur la plage.

 

Bande-annonce

La musique de la BA est "Too insistent" de The Do, remixé par Trentemoller. La deuxième musique, vers la fin de la BA est Neon Nights [EDS4 3 Francesca Bergami, David Felton, Sample Magic].

On en parle ailleurs sur le site...

7 films romantiques à surveiller au ciné en juillet 2013. (jeu., 27 juin 2013)
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B.A. (V.F.) : "Juliette" avec Astrid Bergès-Frisbey et Yannik Landrein. (mar., 18 juin 2013)
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Commentaires : 1
  • #1

    Claire (jeudi, 11 juillet 2013 18:06)

    Je me faisais la même réflexion sur les scènes de nudité qui semblent être la scène indispensable du cinéma français.

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