Pour le pire et pour le meilleur - 1998
Réalisé par James L. Brooks.
Avec Jack Nicholson, Helen Hunt, Greg Kinnear...
Durée : 2h18
Titre original : As good as it gets.
Synopsis : Melvin Udall, un écrivain misanthrope, écrit à la chaîne des romans sentimentaux qui comblent son sens pervers de l'autoridérision et lui permettent de vivre confortablement. Sa vie est réglée comme du papier à musique, il évite le contact humain hormis celui de Carol Connelly, une jeune mère célibataire, serveuse dans un restaurant où il prend ses repas. Un jour, Simon Bishop, son voisin, artiste gay, est defiguré par deux voyous, le fils de Carol tombe malade et Melvin hérite du chien de Simon pendant son séjour à l'hôpital. Sa vie en est toute bouleversée.
Par LoveMachine
J'ai une relation ambigüe avec James L. Brooks depuis "Broadcast news" et ses films soit-disant romantiques. C'est un vrai problème parce que je ne les considère pas comme tels et ce n'est pas "Pour le pire et pour le meilleur" qui me fera changer d'avis même si j'admets bien volontiers qu'il comporte quelques scènes plutôt sympas, voire même très romantiques. Mais cela n'en fait pas pour autant un excellent film romantique comme on a pu le dire.
Il faut dire que James L. Brooks a une particularité bien à lui : il déteste les personnages qu'il écrit. Il les affuble des pires maux du monde et les rend antipathiques au possible. Dans "Pour le pire et pour le meilleur", c'est particulièrement moins prononcé même si le personnage de Melvin concentre un peu tout ça à la fois. Je comprends ce que tente de faire Brooks : prendre le personnage le plus antipathique du monde et faire en sorte qu'il devienne gentil au contact des autres. Ce serait une bonne idée si on pouvait quand même s'attacher à Melvin, cet écrivain qui hait les gens. Mais non, on a juste envie de le claquer, même s'il est interprété avec brio par Jack Nicholson.
Une bien belle brochette d'acteurs au top.
La transformation est longue à venir si bien qu'une fois que l'on en a marre de voir Melvin insulter tout le monde, on préfère reporter notre attention sur les personnages secondaires, principale force du film. Greg Kinnear est touchant en artiste homosexuel dans une bien mauvaise posture tandis que le vrai rayon de soleil vient de la magnifique Helen Hunt, toujours à l'aise et drôle en plus de ça.
Deux (très jolies) déclarations d'amour et une prise en charge financière, voilà à quoi se résume le "romantisme" made in Brooks. De quoi contenter peut-être la majorité des gens mais pas les amateurs de films romantiques que nous sommes. C'est d'autant plus énervant que chaque prise de risque romantique de Melvin est toujours suivie d'un moment qui vient réduire à néant ses efforts (sauf la fin mais qui sait ce qu'il se passe dix minutes après cette fin, hein !) . Cruauté, je vous l'avais dit !
En fait, le film est à l'image de Melvin, capable du meilleur comme du pire en terme de romantisme et c'est franchement dommage. Je voulais mettre 5, Melle LoveMachine 7 donc ça donne un 6. Pour moi, les films de Brooks, c'est terminé.
A conseiller aux fans des 3 acteurs principaux.
Conclusion
+ De très belles déclarations d'amour.
+ Greg Kinnear et surtout Helen Hunt, géniaux.
+ Un Jack Nicholson impérial...
- ... mais coincé dans un mauvais rôle.
- Chaque scène romantique automatiquement désamorcé.
- une vision de l'amour assez bizarre.
La première déclaration de Melvin. Profitez-en, il fait tout capoter ensuite.
Bande-annonce
Commentaires: 1
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#1
Film à consommer obligatoirement en VO. Nicholson est juste énorme dans la peau du voisin que tout le mode rêve d’étriper. Ses répliques sont piquantes et il manie l'humour noir comme personne n'en déplaise à Carole qui tente en vain de le changer pendant 2h.
De loin le meilleur James Brooks surtout quand on voit ses dernières productions... 


