Casablanca - 1947
par L'Homme
Réalisé par Michael Curtiz
Avec Humphrey Bogart, Ingrid Bergman...
Durée : 1h42
"Je voudrais tant ne plus t'aimer..."
Casablanca, durant la Seconde Guerre mondiale. Le "Rick's café américain", tenu par Rick Blaine (un Américain en exil), est le plus populaire de la ville. Et pour cause, l'établissement
sert de refuge à ceux qui voudraient se procurer des papiers permettant de quitter le pays. Un soir, Rick voit débarquer le dissident politique Victor Laszlo; il est accompagné de son épouse Ilsa
qui est le grand amour, autrefois perdu, de Rick...
Il faut que tu saches, petit lover (et toi aussi ma loveuse), que ce film est un monument d'amour. Un intrigue prenante, un amour impossible, un héros blasé, une ambiance de film noir, tout y
est. La lumière est fabuleuse, les acteurs sont éblouissants (bien qu'un peu théâtral, mais c'est l'époque qui veut ça) et nous sommes bien loin du schéma classique de l'histoire d'amour
prévisible dans les films contemporains:
- Je te rencontre.
- On se déteste.
- ...Mais en fait on s'aime.
- On s'embrasse.
- On se dispute.
- On se réconcilie.
- Fin libre: Happy End/Mort.
Le leitmotiv musical est superbe, basé sur la chanson "As Time Goes By" (que vous pourrez retrouver ci-dessous), on peut toutefois être un peu gêné par l'utilisation pompeuse et trop
fréquente de "la Marseillaise" (époque oblige, encore une fois); ce patriotisme français de la part d'un film américain est parfois à la limite du comique lorsqu'on le visionne aujourd'hui. Les
Allemands, les Français et les Marocains y sont un peu caricaturés... Mais gardons en tête que ce film date de 1942, alors que Casablanca était contrôlé par le régime de Vichy, et que nous
n'avions pas encore saisi l'importance des horreurs commises par les nazis.
Ingrid Bergman est merveilleuse; à la moindre larme perlant dans ses yeux, elle te fera craquer (si tu es un lover) et toi, petite loveuse, tu voudras avoir sa "classe internationale". Humphrey
Bogart n'est pas un Lover moderne, il a le charisme d'un homme, un vrai... ça n'est pas un minet ni un "Jonas Brothers". Mais son coeur est meurtri par le manque de Ilsa, son grand amour.
Ce film n'est évidemment pas une comédie, mais laisse-moi te dire qu'il est romantique comme il faut. Les années et l'évolution des films de lover l'ont fait vieillir, certes, mais comme un bon
vin. Il a le charme indescriptible de ces films que nous serions incapable de refaire, même si nous en avions les moyens techniques.
"Casablanca" te séduira uniquement si tu es prêt(e) à te laisser séduire.
A déconseiller si vous n'aimez pas les films en noir et blanc et que vous avez du mal avec le jeu "théâtral" des acteurs de l'époque.
Conclusion
+ Le thème "As time goes by".
+ Le charisme dévastateur de Humphrey Bogart.
+ Le regard d'Ingrid Bergman.
+ Un noir et blanc sublime.
- La Marseillaise à tout bout de champ.
- L'aspect un peu caricaturale des nazis.
- Les dialogues un peu "répétés".
Bande-annonce en anglais non sous-titré
Musique du film







