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Piratage, distribution de films (romantiques) et chronologie des médias : quel avenir pour le cinéma ?

Il fut un temps où le piratage était un sujet tabou, même pour les blogs ciné. Les films que l'on voyait avant leur sortie et dont on parlait, c'est forcément grâce à une projection presse, un accès spécial, ou un fameux cousin d'Amérique qui nous avait envoyé le DVD. Mais jamais il n'était question de piratage. Non parce que le piratage, c'est pas bien et c'est surtout illégal. Un cinéphile ne pirate pas.

Désormais, c'est quasiment passé dans les moeurs et on ne s'en cache plus. On regarde un film piraté qui ne sortira en France que dans 6 mois et on va dire ce que l'on en a pensé sur Vodkaster, Allociné ou SensCritique. On demande dans les commentaires des sites ciné ou blogs où "ce" film est dispo sans même se demander si c'est légal vu que c'est possible. Tous les jours, j'efface un commentaire de ce type sur les pages de ce site. Même pour des films disponibles légalement en France.

 

Nous sommes tous des cinéphiles. Nous aimons tous le cinéma et les films (romantiques forcément). Alors on se choisit des combats au nom de cet amour : le sanctuaire qu'est la salle de cinéma par rapport à son salon, la fidélité à l'oeuvre de la version originale par rapport à une version doublée, la disponibilité de tous les films produits partout, tout le temps etc.

 

Cependant, malgré tout l'amour que l'on peut porter au cinéma, il ne faut pas non plus être aveugle à tout ce qu'il nous fait endurer : la fracture cinématographique entre la campagne et les grandes villes, le prix complètement délirant d'une place de cinéma, les choix (parfois bêtes, n'ayons pas peur des mots) des distributeurs des films que l'on verra dans ces fameux cinémas, etc.

 

Les 4 plaies de la distribution de films (romantiques) en France.

  • La fracture cinématographique.

C'est un fait, nous ne sommes pas tous égaux face au cinéma. Si tu habites en ville, tu as forcément des cinés autour de chez toi qui passent les quinze nouveaux films qui sortent ce mercredi. Si tu habites à la campagne, tu respires le bon air mais ton choix de cinéma n'est plus un choix puisque tu n'en as qu'un seul dans un rayon de 30 kilomètres et celui-ci préfère passer des "valeurs sûres" et donc pas ce petit film romantique qui sort et que tu aimerais tant voir.

 

  • Le prix des places de cinéma.

La donnée officielle du prix moyen de la place de cinéma en France est de 6,33€ (Source : CNC). Quiconque habite dans une grande ville (voire même une petite) sait très bien que ce prix officiel est un doux rêve. La cause de ce prix moyen en décalage avec ce que l'on constate tous à la caisse du cinéma tient à plusieurs choses. Tout d'abord, la question des cartes illimitées. Vous connaissez le principe : vous payez un abonnement au mois dans une des grandes chaines de multiplexes et vous pouvez ainsi voir autant de films que vous le voulez. Ces places sont "facturées" et annoncées au CNC à hauteur de 5,1€ environ et non au prix d'une place au tarif normal dans les différents ciné. Forcément, des millions de places facturées à 5,1€ au lieu de 8 ou 10€, cela fait baisser une moyenne. L'autre petite entourloupe est celle des différentes Fêtes du cinéma au cours de l'année qui permettent d'accéder au ciné à prix réduit. Cela rentre aussi dans le compte de la moyenne de la place ciné. Bref, le tarif moyen évoqué par le CNC est une gentille imposture et il faut désormais compter entre 8 et 12€ par billet sans réductions diverses et variées.

 

  • Les choix financiers des distributeurs.

Nous en avons déjà parlé en long, en large et en travers dans cet article donc nous n'allons pas en parler plus longuement. Tout ce qu'il faut savoir, c'est que 5000 films sont produits chaque année et qu'il en sort 600 environ en France (donc 15%). Pour beaucoup, c'est déjà trop puisque cela conduit certains mercredis à voir débouler une vingtaine de nouveaux films. Nous allons également passer sur les retards de certains films étrangers qui peuvent sortir ici près d'un an ou plus après leur sortie américaine.

 

Dans un monde parfait, la seule fenêtre de lancement à laquelle devraient s'astreindre les distributeurs serait celle des 3-4 mois après la sortie américaine. Cette période correspond à peu près à la durée entre la sortie ciné US et la sortie DVD US. Une seule chose à retenir : dès que le film sort n'importe où dans le monde en DVD, c'est déjà trop tard. Le film devient disponible quasi-instantanément sur les réseaux et chaque jour qui passe au-delà de cette limite est autant d'argent que n'auront pas les distributeurs dans leurs poches, comme l'a rappelé la triste aventure de "Upside Down" (que nous relations dans cet article).

 

Leur logique est économique. Les distributeurs dépensent telle somme d'argent pour acheter les droits d'un film, le sortir et faire un profit dessus grâce aux entrées en salles, mais également en DVD/VOD et lors de la vente des droits aux chaines télés. On peut donc comprendre qu'ils ne peuvent pas sortir tous les films produits. Ils vont ainsi privilégier les films qui peuvent rapporter le plus, sans forcément s'encombrer des films qui n'ont aucune chance de rapporter au ciné et par la suite en DVD/VOD etc. Parmi ces films laissés sur le bord de la route, des films romantiques bien entendu mais pas que. Le plus étonnant là-dedans est qu'une sortie ciné n'assure pas non plus une sortie systématique en DVD ou VOD. Un distributeur peut donc s'occuper de distribuer un film dans 5 salles françaises puis ne jamais le sortir en DVD ou VOD.

 

  • La chronologie des médias

Il y a enfin la question de la chronologie des médias. Vous savez, c'est la règle qui veut qu'un film soit obligé de sortir en DVD/VOD au minimum 4 mois après sa sortie ciné, de passer à la télé 18 mois après sa sortie ciné et d'être disponible en VOD illimitée 36 mois après sa sortie ciné. C'est cette chronologie des médias qui empêche l'apparition en France de vrais services illimités de VOD à la Netflix et qui encadre précisément quel média a le droit de diffuser tel film pendant telle période. Les exploitants, les distributeurs, les producteurs, les chaines de télé ont tous une bonne raison de la défendre et cette chronologie des médias ne fait au final qu'une seule victime : vous, nous, tous ceux qui veulent regarder des films de la manière la plus libre qui soit.

 

Le piratage, seule réponse actuelle à tous les maux de la distribution de films en France.

La seule réponse qui existe à l'heure actuelle en France face aux 4 plaies évoquées ci-dessus, c'est malheureusement le piratage. Il n'y en a pas d'autres. Aucun service ne propose tous les films sortis dans le monde entier au sein d'une offre complète et abordable pour le grand public. Il n'y a que le piratage, sa gratuité, sa disponibilité 24h sur 24, sa base de films gigantesque, sa simplicité et son risque quasi zéro de se faire prendre. Bref, c'est Internet. Et tenter d'imposer sur Internet des contraintes géographiques vieilles de 30 ans, c'est peine perdue.

 

Ce piratage prend de nombreuses formes : le téléchargement direct d'un film depuis un site, le téléchargement collaboratif en prenant des petits bouts d'un film chez d'autres personnes (le peer-to-peer), le streaming qui ne télécharge aucun fichier matériel, juste un flux vidéo et enfin, mon préféré, l'abonnement depuis la France à des services anglais ou américains tels que Netflix (qui est illégal au même titre que le piratage). Bref, autant de canaux qui contribuent à développer le piratage au détriment des acteurs du secteur.

 

Les conséquences ne se font pas attendre. Les ventes de tickets de ciné plongent en 2013, le marché du DVD est moribond, les services de SVOD ne sont pas forcément en meilleure posture. Beau bilan donc, pas seulement imputable au piratage, mais qui ne peut qu'empirer à moins d'un profond chambardement du milieu.

 

Quelques solutions possibles, pour faciliter la vie des utilisateurs.

Jusque là, les mesures prises pour limiter le piratage ont toujours été pour satisfaire les ayants-droits mais jamais les spectateurs. Avertissements au début des DVDs, Hadopi etc. Tout est fait pour culpabiliser le méchant Internaute, pour le punir. Et si pour une fois, on essayait de mettre cet internaute au milieu de l'équation ? Et si pour une fois, on proposait des solutions qui obligeraient les ayants-droits à se conformer aux usages des internautes et non l'inverse ? Ce n'est pas agréable certes, mais essayons avec quelques mesures simples :

 

  • La licence globale.

La licence globale, c'est le Netflix à la puissance 1000. En gros, l'idée est de dire : les gens téléchargent des fichiers de manière illégale donc autant prélever cet argent perdu à la source en créant cette taxe globale qui viendrait en sus du prix de l'abonnement à Internet. L'argent récolté serait ensuite reversée aux ayants droits (musique, ciné, jeux vidéo) au prorata des fichiers téléchargés. C'est sur ce dernier point que les problèmes commencent puisqu'il devient difficile de savoir qui a téléchargé quoi (sauf si on est la NSA bien sûr). Le montant de cette taxe serait de l'ordre de 4 à 5 € selon des études réalisées en 2005 et 2007 ce qui à titre d'exemple en 2007 aurait permis de récolter entre 437 millions et 1,4 milliard d'€.

 

Bon, allez, tu sais quoi, tu peux même la mettre à 10€ ta licence globale, ça ne me dérange pas. C'est pas cher payé pour avoir accès à tout sans nous culpabiliser. A noter par contre que cela ne changerait rien au problème de la disponibilité des oeuvres sur le territoire français.

 

  • Généraliser les sorties mondiales à tous les films.

D'où l'idée de généraliser les sorties mondiales et non territorialisées. Une date mondiale par film et finis ces longs mois d'écart entre une date de sortie américaine et une date de sortie française qui peuvent flinguer une carrière en salles. Les distributeurs le savent bien en plus puisque les gros blockbusters sortent en France en moyenne quelques semaines voire quelques jours après la sortie américaine.

 

Un exemple tout simple, basé sur les 10 meilleurs films étrangers au box-office français en 2013 :

1. "Moi, moche et méchant 2" - Sortie en France une semaine avant les Etats-Unis.

2. "Iron Man 3" - Sortie en France deux semaines avant les Etats-Unis.

3. "Django Unchained" - Sortie en France trois semaines après les Etats-Unis.

4. "Insaisissables" - Sortie en France deux mois après les Etats-Unis. 

5. "Fast & Furious 6" - Sortie en France deux jours avant les Etats-Unis.

6. "World War Z" - Sortie en France deux semaines après les Etats-Unis.

7. "Les Croods" - Sortie en France trois semaines après les Etats-Unis.

8. "Man of Steel" - Sortie en France cinq jours après les Etats-Unis.

9. "Les Schtroumpfs 2" - Sortie en France le même jour qu'aux Etats-Unis.

10. "Monstres Academy" - Sortie en France trois semaines après les Etats-Unis.

 

Sur ces dix films, la période la plus longue est de deux mois. C'est long certes, mais cela permet de rester encore dans cette période de 3-4 mois avant l'arrivée d'un fichier "clean" sur les réseaux. Alors que si on regarde dans les bas-fonds du box-office français, on trouve en vrac :

287. "Ginger & Rosa" - Sortie en France sept mois après l'Angleterre.

253. "Arnaque à la carte" - Sortie en France quatre mois après les Etats-Unis.

251. "C'est la fin" - Sortie en France quatre mois après les Etats-Unis.

246. "Ma meilleure amie, sa soeur et moi" - Sortie en France un an après l'Angleterre.

75. "Cloud atlas" - Sortie en France cinq mois après les Etats-Unis (et le Blu-Ray importé du film était même en vente à la Fnac avant même sa sortie au ciné)

 

Certes, cela ne prouve rien puisque ces films ont tous des attraits différents auprès du public mais nous ne saurons jamais si avec une sortie plus rapprochée, les films auraient mieux marché. Probablement pas, mais nous ne le saurons jamais. Autre chiffre rigolo, aucun film étranger de plus d'un million de spectateurs en 2013 n'est sorti plus de trois mois après sa sortie américaine. C'est bête à dire mais on va le répéter : si un film n'est pas disponible sur les réseaux, il réussira (un peu) mieux en salles. Raison de plus pour le sortir vite !

 

  • Bannir les sorties techniques au profit d'une sortie directe en VOD.

Vous allez me dire : "On ne va quand même pas forcer les distributeurs à sortir tous les films au cinéma ?" Non bien évidemment. C'est pourquoi il faut, entre autres, légaliser les sorties directes en VOD et bannir les sorties techniques. Une sortie technique est une tactique sale qui consiste à sortir un film en lequel le distributeur n'a pas du tout confiance dans une, voire deux salles françaises, pendant un semaine. Personne n'ira le voir, mais les dépenses sont limitées et cela permet d'activer des droits en vue d'une sortie vidéo/DVD et de les vendre aussi plus chers auprès des télés. Sale donc.

 

Alors que si la législation le permettait (en octroyant ces fameux droits même aux sorties VOD - peut-être qu'elle le permet d'ailleurs), le distributeur pourrait sortir le film directement en VOD à un prix raisonnable (5-10€ la location par exemple). Ainsi, il ne limite pas la sortie aux 30 personnes potentielles qui le verront en salles mais à toutes les personnes abonnées ou intéressées que l'on trouve sur Internet. En plus, cela libère quelques salles d'ordinaire réservées à ce genre de sorties techniques pour d'autres films. Allez, s'il tient vraiment à sa sortie dans les salles, il peut même faire une sortie simultanée (ce qui, pour le coup, est contraire à la chronologie des médias).

 

  • Modifier la chronologie des médias.

Le noeud du problème reste quand même cette chronologie des médias inscrite dans le marbre de la loi. Censée préserver l'exception culturelle française, il s'avère que la seule exception française qu'elle préserve est celle d'un pays en train de manquer le virage numérique de la distribution en ligne des films pour mieux se manger le mur du piratage. Cette chronologie des médias est un frein qui ne repose sur rien. A l'époque d'Internet, 36 mois d'attente après une sortie cinéma, elle aussi possiblement déjà retardée, pour pouvoir profiter d'un film en VOD illimitée est une hérésie pure et simple.

 

Une remise à plat de la chronologie des médias était préconisée par le rapport Lescure remis en mai 2013. Il comporte quelques idées comme la sortie en VOD trois mois après la sortie ciné (voire deux semaines dans le cas de certains films "distribués sur moins de vingt copies et qui ne bénéficient d'aucun financement des chaînes de télévision françaises" (source). Une autre mesure propose de mettre à disposition directement en VOD des films "dès la sortie en salles pour les publics résidant à plus de cinquante kilomètres de la salle la plus proche proposant le film" grâce à la géolocalisation. Pas bête du tout, un peu plus difficilement applicable mais elle permettrait au moins de contrer la fracture cinématographique évoquée plus haut.

 

Le système des Etats-Unis est plus simple puisque cette chronologie est définie par des contrats au cas par cas entre les différents intéressés, ce qui permet des sorties VOD avant une sortie ciné, ou bien simultanée etc. Simple. Ce système déteint même au niveau mondial avec des sorties de films directement en DVD et accessible à tous les pays comme nous en parlions dans cet article. Les coûts d'une sortie VOD sont inexistants par rapport à ceux d'une sortie ciné et peut donc être bien plus rentable. Cela permettrait du même coup de redonner un coup de boost au secteur de la VOD. 

 

Le film, une oeuvre ou un produit ?

Au final, la seule question à laquelle nous devons répondre est celle-ci : le film est-il une oeuvre ou un produit ? Si c'est une oeuvre, il est donc viscéralement attaché à son lieu d'exposition, la salle de cinéma. Si c'est un produit, il peut être vendu pour n'importe quel support (télé, VOD peu importe). Le problème en France est qu'un film est une oeuvre pour les cinéphiles, un produit pour ses distributeurs, une oeuvre pour la législation et un produit pour les pirates.

 

Ne nous voilons pas la face. Les exploitants, les distributeurs, les chaines de télé et les législateurs ne tomberont jamais d'accord. Ils ne trouveront jamais le système qui leur conviendra et donc encore moins un qui plaira aux spectateurs, qui, un jour, en auront marre d'être la vache à lait à qui on demande 15€ par personne pour voir une comédie de Dany Boon. Le piratage, dans sa grande mansuétude, continuera à les frapper toujours plus fort jusqu'au jour où ils n'auront plus le choix. Les lois changeront et ce sont les géants du secteur, qui entretemps auront eu le temps de se développer, de perfectionner leurs services dans d'autres territoires, qui viendront s'installer dans leur pré carré si chèrement défendu.

 

Netflix a même annoncé cette semaine son envie de se lancer dans la production de films qu'il distribuerait directement à ses abonnés et pourquoi pas dans les salles de cinéma. S'il débarque un jour en France dans sa forme US, Netflix fera un carton. Je ne pense pas que les gens soient contre l'idée d'un abonnement pour visionner une multitude de programmes récents et de qualité, surtout si c'est légal. En Suède notamment, la possibilité d'avoir Netflix (pour le ciné) et Spotify (pour la musique) aurait fait baisser le nombre d'albums et de films téléchargés illégalement entre 2009 et 2012.

 

En attendant, c'est encore et toujours sur les pirates que l'on veut frapper toujours plus fort. Pas plus tard qu'hier Numerama se faisait l'écho de l'envie de l'Elysée de relancer la "lutte contre le piratage" en proposant de nouvelles lois à l'échelle européenne pour garantir le droit d'auteur dans l'environnement numérique. La route est encore longue et la pente bien bien raide. 

 

 

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Commentaires : 4
  • #1

    Emma (jeudi, 31 octobre 2013 18:26)

    Super article. Je trouve que c'est légèrement hypocrite de s'en prendre au consommateur qui pirate lorsqu'on sait que la plupart du temps, c'est quand même un peu (voir bcp) la faute du distributeur (à cause des sorties décalé). Par exemple Upside Down: le distributeur ne peu pas s'étonner d'avoir perdu de l'argent quand on sait qu'il on pris 2-3 ans à sortir le film et que lorsqu'ils l'ont fait, il était déjà partout sur internet. J'ai eu un mal fou à m'empecher de le regarder (parce qu'au bout d'un moment, on en a vraiment marre d'attendre)
    Sinon, je suis d'accord avec le "on est pas tous égaux face au cinéma" à cause de l'endroit où on vit. Pour Cloud Atlas par exemple (super film au passage): Je voulais ABSOLUMENT le voir mais j'étais la seule dans ma famille et dans mon entourage en général. Je pouvais pas y aller seule (j'ai 16 ans), pr aller dans le ville la plus proche, c'est 1 heures de bus jusqu'à la ville + 30 minutes voire 1 heures pour aller jusqu'au cinéma. Il faut ensuite avoir la séance (ce qui est compliqué quand on est dépendant d'un transport en commun qui est par définition tjrs en retard). Ensuite, il faut voir le film (2 heures, 2h45 pr Cloud Atlas) puis refaire le trajet inverse donc, 2 heures de bus. ce qui est littéralement impossible parce qu'il y a 3 bus par jour à des horaires absolument pourris. Mes parents ne m'emmènent pas si je suis seule. Bref, je regarde illégalement ou j'attend et un DVD, ça coute quand même 20€, je vais pas payer 20€ pour un truc que je n'aime pas. Donc, je regarde en streaming (ce qui est mal, et pour avoir bonne conscience, j'achète les DVD à leur sorties quand j'aime le film)
    Après, y a le prix des places et là c'est carrément abusé, 8€ la place, c'est vraiment super cher et quand on paye aussi cher, c'est normal de préféré les valeurs sures au choix risqué parce que payer 8€ pour un film qui va nous endormir, ça ne vaut pas le cout.
    Après, on me dit tjrs: attend qu'il passe à la TV mais non parce que ça prend tu tps pour sortir et quand ça sort, c'est sur canal+ (et même si j'adorai avoir la chaine, c'est pas moi qui paye donc non, j'ai pas canal+), il faut attendre genre encore 1 an avant que ça passe sur une chaîne que j'ai et il faut ensuite attendre que ça passe sur la chaîne. En gros, j'en ai pour 3 ans à attendre pour voir un film... Je suis patiente mais y a des limites quand même. (donc, supprimons la chronologie des médias)
    Dans l'ensemble, je trouve le système français super mal foutu et j'aimerai que ça change (disons que je ne regarderais plus les films en streaming lorsque il y aura un moyen légal de voir les films sans se ruiner ou au moins sans attendre 1 an que le film sorte en france. En gros, on est pas ds la m****)

  • #2

    dehaini aldo (jeudi, 31 octobre 2013 23:00)

    Super article !!!!! je suis un garçon de 11 ans j aimerai tout les films du cinéma à la demande et comme vous dites pirater c est cool!!!!!!!!!!

  • #3

    Summer (samedi, 23 novembre 2013 12:12)

    dehaini aldo, ils ne disent pas que pirater, c'est cool, ils disent que c'est mal mais que vu le système de distribution nul qu'on a ici, c'est normal qu'il y est autant de gens qui le fasse. Et ils expliquent tout ce qui va mal dans le système actuel.

  • #4

    Mathilde (lundi, 20 janvier 2014 17:00)

    Très bel article, enrichissant!

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