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Les tribulations d'une caissière - 2011

Réalisé par Pierre Rambaldi

Avec Déborah François, Elsa Zylberstein, Nicolas Giraud...

Durée : 1h42

Synopsis : La vie n’est pas rose tous les jours pour Solweig, caissière dans un supermarché. Mais elle garde le sourire, malgré les remarques souvent déplaisantes des clients et un chef teigneux. Peut-être grâce au blog qu’elle tient en secret, où elle s’épanche avec humour sur son quotidien difficile… Un soir, sous la neige, son destin croise celui de Charles. Le jeune homme tombe aussitôt amoureux d’elle, sans se douter qu’ils ne sont pas du même monde. Mais si un simple blog peut changer le sort de milliers de caissières, n’est-il pas permis de croire aux contes de fées ?

Note des Lovenautes :
Par Jupliette
Par Jupliette

Il était une fois une caissière dans un grand magasin... Après le terrible et romantique "Cashback", on retrouve enfin une autre histoire de caissières, dont on ne parle pas assez à l'écran.

 

Tout commence sur le plan d'un livre abandonné dans une rue enneigée, pas un livre anodin puisqu'il s'agit de "Au Bonheur des Dames" d'Emile Zola. Le ton est alors annoncé : comme dans le chef d'oeuvre de Zola, la grande distribution est dénoncée. On y trouve la difficulté du travail de vendeur et plus particulièrement de caissier (ici c'est surtout de caissières dont on parle). Le long métrage de Pascal Rambaldi s'inspire de l'aventure d'une ancienne caissière, Anna Sam (ex-étudiante en Lettres), à qui il est arrivé une histoire pas commune.

 

Tout est parti d'un blog anonyme où elle écrivait diverses anecdotes autour de son travail au supermarché. Son blog est alors devenu un livre, puis une BD et aujourd'hui il transparaît dans un film. Si vous ne connaissez pas encore Anna Sam, jetez un oeil à son blog et son livre (dont le titre est le même que le film), vous serez alors amusés, stupéfaits, indignés…

 

Le film de Rambaldi est présenté sous la forme d'un conte; les décors, les personnages, la romance ou encore la musique orchestrée, tout est là pour rêver dans cet univers de supermarché où l'on pourrait croire, au contraire, que l'on ne peut s'évader. Solweig, interprétée par Déborah François, est notre princesse; blonde, les cheveux bouclés, le teint pâle et les joues roses, rêveuse et ambitieuse. Elle rencontre son prince charmant Charles (interprété par Nicolas Giraud) qui fait partie d'un autre monde. Ils ont les mêmes intérêts mais leur deux situations, bien différentes, les séparent. Comme tout conte qui se respecte, celui-ci a ses "méchants", dont l'un est joué par Marc Lavoine, un rédacteur en chef cynique et antipathique cherchant à tout prix à connaitre l'identité de cette caissière-blogueuse.

 

La première rencontre entre Solweig et Charles est un cliché, à la limite de la caricature [NdLoveMachine : La caricature dans les films de Lover, c'est bien !]. Il vient à sa rescousse et ils se regardent pendant un long moment, le temps est figé. Le problème est que leurs vies étant opposées, leur histoire commence sur des mensonges; néanmoins, le schéma de leur idylle reste cinématographiquement classique, voire un peu trop prévisible.

 

J'étais loin d'imaginer qu'il y aurait une romance dans le film inspiré de l'histoire d'Anna Sam; d'ailleurs, il n'y en a aucune dans son livre. Mais le réalisateur des "Tribulations d'une caissière" a voulu en faire un conte, afin de sublimer le personnage et d'intégrer un décalage entre son métier (qui la représente assez mal) et ses rêves.

 

Il y a deux univers bien distincts: celui du supermarché où tout est froid et terne, et l'extérieur, lumineux et coloré. Ici, on parle de rêve d'amour et de changer le monde grâce au web. L'histoire est utopique et onirique, le personnage ne correspond pas forcément à celui d'Anna Sam dans la réalité. La romance donne au film un ton parfois trop léger, loin d'être aussi exploitée qu'elle aurait pu l'être, un instant bien caricaturale, et un autre pas assez.

 

J'ai été assez déçue de constater que, même si c'est en partie une comédie romantique, le rôle de la caissière y est abordé avec beaucoup de retenue. Elles se soutiennent et se regardent de façon complices, agissent quand une d'entre elles a des problèmes, mais on ne voit que peu d'altercations avec la clientèle qui, pourtant, font grandement partie des anecdotes du livre d'Anna Sam. On ne sent pas beaucoup la colère des employées contre le système, elles "encaissent" surtout les remarques désagréables. Il y a bien quelques anecdotes, les plus connues, comme le fameux "Si tu ne travailles pas bien à l'école, tu finiras caissière comme la dame !" mais peu de surprises.

 

Cette comédie romantique met davantage en avant la trame du film engagé. La romance est bien là mais elle dégouline seulement sur l'histoire d'une caissière ordinaire à qui il arrive quelque chose d'extraordinaire, non pas de rencontrer le prince charmant mais bien de changer de vie grâce à son blog. A partir de là, il est difficile de cerner si l'on a bien à faire à un film romantique ou à un film social. Tous les éléments sont mis en jeu pour composer un conte de noël frais et lumineux, la mise en scène et la photographie sont plutôt jolies.

 

Le livre d'Anna Sam étant une suite d'anecdotes qui ne contient pas une histoire à proprement dite, Pascal Rambaldi explique qu'il voulait trouver un axe et réaliser une fiction sentimentale. Avec deux tons qui s'opposent, l'un romantique, l'autre social, il n'était pas évident de lier les genres en parfaite harmonie. Les enjeux sont là et sont vite compris, mais il y a malgré tout un peu trop de retenue. Peut-être aurait-il valu qu'il affirme l'un des deux aspects par rapport à l'autre.

 

A conseiller si tu rêves de contes de fée et/ou si tu es une "hôtesse de caisse" (parce que c'est comme ça qu'on dit aujourd'hui) ou un "hôte de caisse" ( il n'y a pas de raisons).

 

Conclusion

+ La photographie.

+ La mise en scène.

+ La caissière mise en valeur.

+ La grande distribution critiquée.

 

- La romance trop caricaturée et prévisible.

- La retenue sur les deux genres présents dans le film (social et romantique).

- Le manque d'anecdotes croustillantes autour des clients.

 

Moment Looove :
Quand Solweig trébuche dans la neige et que Charles vient l'aider à se relever. Ils échangent alors un regard qui dure, qui dure, qui dure…puis son numéro de téléphone.

 

Bande-annonce

On en parle ailleurs sur le site...

[Terminé] 5x2 places de ciné et 3 livres de "Les tribulations d'une caissière" à gagner ! (mar., 06 déc. 2011)
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B.-A. : "Les tribulations d'une caissière" avec Déborah François. (jeu., 10 nov. 2011)
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Commentaires : 2
  • #1

    Lalie (lundi, 02 juillet 2012 23:56)

    Un grand merci pour la découverte, je n'imaginais pas du tout ce film avec de la romance. Mais plus comme une suite de gags, basés sur le fameux livre... Du coup je viens de passer un très bon moment ! Merci encore :)

  • #2

    Léa (jeudi, 30 août 2012 23:17)

    Je n'ai pas lu le livre donc je n'ai pas de quoi faire une comparaison, mais j'ai adoré ce film... Il est léger, joyeux! Je lui aurai plutôt mis 7 tant j'ai aimé la romance entre Charles et Solweig!

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