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Richard Curtis, le retour du roi controversé de la comédie romantique anglaise.

"Love actually", "Coup de foudre à Notting Hill", "4 mariages et un enterrement". 3 films romantiques cultes que l'on prend plaisir à regarder encore et encore, sortis de l'imaginaire d'un seul homme, le scénariste et réalisateur Richard Curtis, sur lequel nous nous attardons dans cet article alors que son prochain film "Il était temps" sortira en France début novembre 2013.

Richard Curtis n'aime pas les interviews. Selon une journaliste qui a eu le privilège de le rencontrer, "il n'aime pas parler de comédie parce que ça la rend ennuyeuse et il n'aime pas parler de son association caritative parce que cela ne rapporte aucun centime à sa cause."

 

Quel homme se cache derrière cet apparent silence ? Est-ce le scénariste-réalisateur optimiste qu'il se prétend être, le mécène qui récolte chaque année des millions d'euros pour sa fondation ou bien le calculateur politisé que ses détracteurs aiment dénigrer ? Partons à la découverte d'un homme aux facettes multiples.

 

Une enfance aisée et globe-trotter.

Alors qu'il a su capturer dans ses films l'image d'une certaine Angleterre, Richard Curtis n'est pourtant pas né dans ce pays et il n'y a même vécu qu'à partir de 11 ans. Les diverses biographies sur lui sur le Net ne s'accordent même pas sur sa nationalité. Certains le disent Néo-Zélandais puisque son lieu de naissance est Wellington, d'autres le disent même Australien, la nationalité de ses parents.

 

Son père était un cadre de la société Unliver, une multinationale possédant près de 400 marques dont les plus connues sont Ben & Jerry's, Axe, Knorr, Lipton et bien d'autres. Ce poste oblige la petite famille à voyager dans le monde entier et avant ses 11 ans, Richard Curtis aura ainsi habité dans divers pays dont la Suède et aux Philippines, où il cotoie la misère humaine au quotidien. Sitôt débarqué en Angleterre, Richard Curtis a une scolarité exemplaire ce qui lui vaudra même l'obtention d'une bourse pour étudier dans une prestigieuse école de Londres avant de rejoindre l'université d'Oxford.

 

"Je voulais être sur scène mais les rôles principaux n'étaient destinés qu'à des bruns ténébreux. J'ai alors compris que si je voulais jouer, il faudrait que j'écrive mes propres rôles et c'est ainsi que je suis devenu scénariste." - Richard Curtis.

 

C'est à Oxford qu'il rencontre la personne avec qui il va très vite collaborer et se faire connaitre. Cette personne, c'est Rowan Atkinson, le génial interprète de Mister Bean et régulier des films de Richard Curtis depuis. Après quelques petits shows, ces deux-là décrochent la timbale en 1983 avec la série "La vipère noire" (Blackadder) qui durant 6 ans fit les beaux jours de la télévision anglaise et devint une nouvelle ambassadrice d'un certain humour à l'anglaise, au même titre que les Monty Pythons. Devenus inséparables, ils créent ensuite "Mr. Bean" entre 1990 et 1995. Un autre grand succès pour les deux. Mais voilà que le cinéma s'en mêle.

Les comédies romantiques de Richard Curtis au box-office mondial.

La galaxie Curtis

Au fil des années, Richard Curtis s'est entouré d'une galaxie d'amis à qui il fait appel pour ses films et ses opérations caritatives. En voici quelques-uns.

Bill Nighy
Emma Thompson
Helen Fielding
Hugh Grant
Rhys Ifans
Rowan Atkinson
Colin Firth


Richard Curtis, le mécène total.

En 1985, la famine en Ethiopie est la grande cause qui secoue le monde du showbiz. Les stars américaines se mettent à chanter "We are the world" ensemble avant de donner un concert géant, le Live Aid en juillet 1985. Richard Curtis décide de se rendre là-bas pour se rendre compte par lui-même de ce qu'il s'y passe. Il n'est alors qu'un scénariste de sitcom anglaise, mais sa renommée commence un peu à se propager.

 

"Quand je suis allé en Ethiopie après le Live Aid Concert de 1985, ce qui m'a le plus marqué est l'absence de joie", expliquait Richard Curtis dans une interview. "Je pensais que les infirmières là-bas, les ingénieurs en eau potable seraient visiblement heureux de voir tout ce qui a été fait pour eux. Mais pas du tout. C'étaient des gens du monde développé, affairés à dessiner des cartes, en train d'utiliser leurs compétences pour le bien d'autres personnes. Quand je suis rentré, j'ai décidé d'utiliser mes propres capacités dans le même but. Juste pour voir ce que j'étais capable d'accomplir".

C'est comme ceci qu'est né Comic Relief en 1985, une association caritative fondée par Richard Curtis avec l'acteur Lenny Henry, avec une manifestation en point d'orgues dès 1988 : Red Nose Day, une journée pendant laquelle tout le monde mettrait la main à la pâte pour récolter des fonds en portant, si possible, un nez rouge et en faisant rire. Pour comparer avec des initiatives françaises, il s'agit d'un mélange entre Les Enfoirés et le Téléthon, à ceci près que si l'association tourne toute l'année, Red Nose Day a lieu lui tous les deux ans, en alternance avec Sports Relief depuis 2002, une autre manifestation dédiée elle à la pratique du sport et à la récolte de fond. En presque trente ans, Comic Relief a ainsi récolté plus de 600 millions de livres Sterling.

 

"Il y a une petite contradiction dans la vie que je mène, entre l'écriture de comédies et la misère que combat Comic Relief. Mais je peux l'expliquer. Ce que nous faisons pendant Red Nose Day est rendre certaines choses aussi drôles que possible pour que les gens supportent toute la tristesse du monde que nous leur montrons en contrepartie."

- Richard Curtis.

 

S'il est parvenu à cloisonner ses activités de scénariste d'un côté et d'humanitaire de l'autre pendant de nombreuses années, celles-ci se sont mélangées à l'occasion de la sortie en 2005 de "Rencontre au sommet", une fable romantico-idéaliste dans laquelle un fonctionnaire de haut-rang anglais (joué par Bill Nighy) tombe amoureux d'une jeune femme énigmatique quelques jours avant un important sommet mondial qui déterminera l'aide accordée aux pays pauvres. On y trouve bien la patte romantique de Curtis dans une histoire où la composante humanitaire y est également très présente. Pourtant, là où Curtis laissait la part belle à l'amour dans ses précédents films, il opère ici un changement plus radical vers des films à message, des films militants.

 

Cette année, c'est aux dégâts du paludisme qu'il tente de sensibiliser les spectateurs en écrivant le scénario de "Mary et Martha", avec Hilary Swank et qui raconte l'histoire de deux mères ayant perdu un enfant à cause de la malaria. Point d'histoire d'amour ici, seule la cause est importante. Le film doit d'ailleurs bientôt sortir chez nous.

Filmographie sélective

"The tall guy" (1989)

Scénariste

"4 mariages et 1 enterrement" (1994)

Scénariste

"Bean" (1997)

Scénariste

"Coup de foudre à Notting Hill" (1999)

Scénariste

"Le journal de Bridget Jones" (2001)

Scénariste

"Love actually" (2003)

Scénariste - Réalisateur

"Bridget Jones : l'âge de raison" (2004)

Scénariste

"Rencontre au sommet" (2005)

Scénariste

"Good morning England" (2009)

Scénariste - Réalisateur

"Cheval de guerre" (2011)

Scénariste

"Mary & Martha" (2013)

Scénariste

"Il était temps" (2013)

Scénariste - Réalisateur

"Il était temps", le nouveau film de Richard Curtis.

Dix années. Il aura fallu dix ans pour que Richard Curtis revienne à la comédie romantique typique après "Love actually" en 2003. Pour ce faire, il a engagé la reine du genre, Rachel McAdams et Domnhall Gleeson. Le film raconte l'histoire d'un jeune homme qui découvre par son père à l'âge de 21 ans que tous les hommes de la famille ont un don : celui de pouvoir voyager dans le temps. Il ne sortira qu'en novembre prochain mais l'on peut déjà y voir l'un des aspects autobiographiques chers à Richard Curtis, à savoir la relation père-fils qui se dessine à travers quelques répliques de la bande-annonce.

 

Cette influence du père est primordiale dans la vie de Curtis et elle explique son optimisme inoxydable comme il l'a raconté lors d'une interview. "Quel mal y a-t-il à être touché par ce qu'il se passe autour de soi ? Je suis très touché par tout ce qui est authentique et bon. C'est une caractéristique familiale qui s'appliquait notamment à mon père dans ses dernières années. Je me souviens des larmes dans ses yeux à chaque fois qu'il parlait d'un acte de générosité. Et moi-même, je ne peux m'empêcher d'être émotif quand je vois quelque chose de généreux, quand je redécouvre à quel point les gens peuvent être chaleureux."

 

Cette exploration de l'amour filial est relativement nouvelle pour Curtis qui ne l'avait jamais vraiment abordé dans ses films précédent. A 56 ans, l'homme semble être fin prêt à faire le point sur sa vie de fils mais de père aussi. Derrière ses atours de "simple" comédie romantique, "Il était temps" pourrait donc être le film le plus attachant de Curtis au final, ce qui, au vu de sa filmographie, semble difficile à croire.

 

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Richard Curtis.
Richard Curtis.

Son genre (malgré lui) : la comédie romantique.

Même si "4 mariages et 1 enterrement", sorti en 1994, n'est pas son premier film ("The tall guy" sorti en 1989 fut le premier, avec Emma Thompson, Jeff Goldblum et Rowan Atkinson, déjà), c'est véritablement celui qui lança la carrière cinématographique de Richard Curtis.

 

"4 mariages et 1 enterrement" n'aurait pas dû être plusieurs choses. Déjà, ce n'aurait pas dû être un succès. Tourné pour 6 millions de dollars, les producteurs ont notamment dû ruser pour embaucher Andie McDowell en échange d'un pourcentage sur les recettes du film, qui s'élevèrent finalement à plus de 250 millions de dollars à travers le monde. Si bien que la belle toucha près de 2 millions de dollars pour son rôle alors que Hugh Grant fut lui embauché pour 100 000 $.

 

"4 mariages et 1 enterrement" n'aurait pas dû non plus s'appeler de la sorte. Dans les premières versions du script, le film s'appelait "4 mariages et 1 lune de miel" mais une amie de Curtis, Helen Fielding (oui, l'auteur du "Journal de Bridget Jones", et ex-camarade d'Oxford) insista pour y ajouter un peu de drame à travers cet enterrement qui demeure pour beaucoup aujourd'hui la plus belle scène du film.

 

"Je n'avais aucune idée de ce qu'était la comédie romantique. Je pensais écrire un film autobiographique sur un groupe d'amis avec un peu d'amour dedans et c'est devenu un modèle-type pour les comédies romantiques."

- Richard Curtis.

 

Cette notion autobiographique est quelque chose de fondamental dans l'écriture de Richard Curtis, du moins lors de ses premières comédies romantiques. La légende veut que l'idée pour "4 mariages..." lui soit venue en constatant qu'en 5 ans, il fut convié à 72 mariages d'amis. Et quand on lui reproche de ne faire que des films optimistes où le monde y est représenté de la façon la plus optimiste possible, c'est une nouvelle fois pour mieux réfuter en se basant sur son expérience personnelle. "Si vous écrivez une pièce sur un soldat déserteur qui poignarde une mère de famille, cela devient pour les critiques une condamnation sans appel de la société britannique actuelle. Cela ne m'est jamais arrivé personnellement. Par contre, écrivez une pièce sur deux personnes qui tombent amoureuses, ce qui se produit des millions de fois par jour à travers le monde, et ils taxent ça de niaiserie irréaliste et sentimentale".

 

Pour mieux tordre le cou aux critiques, Richard Curtis décide d'enfoncer le clou de la comédie romantique pour son second film. "Je voulais vraiment faire une vraie comédie romantique cette fois-ci avec "Coup de foudre à Notting Hill" mais c'était voulu. J'ai toujours voulu arriver à un repas entre amis avec Madonna" explique le scénariste. Pourtant, "Notting Hill" aurait pu s'avérer bien différent du film que l'on a tous appris à aimer. Dans une masterclass donnée en 2009, Curtis explique avoir écrit un scénario de 9000 pages, à raison de 30 pages par jour, pour au final n'en utiliser qu'une centaine. L'histoire initiale devait mettre en scène le personnage de Hugh Grant indécis entre une star de cinéma internationale et une amie employée dans un magasin de disques. Le film se serait concentré sur ce dilemme pour qu'au final il choisisse son amie malgré les supplications de la star de ciné. Selon Curtis, ce film le déprimait rien qu'en le lisant, d'où la nouvelle version où ce choix cornélien a disparu.

 

En 2003 sort "Love actually", considéré par beaucoup comme le summum de la comédie romantique anglaise. Une nouvelle fois, le modèle optimistico-anglais de Richard Curtis s'exporte très bien malgré des critiques assassines, que ce soit en Angleterre, aux Etats-Unis et en France également.

 

"Je pense sincèrement que la gentillesse, l'optimisme et l'amour sont monnaie courante dans ce monde et qu'ils sont sous-représentés [au cinéma]. Si nous les ressentons personnellement, nous nous devons alors d'écrire dessus."

- Richard Curtis.

 

Une nouvelle fois, c'est son optimisme forcené dans le bon côté des gens qui dérange même si on y trouve aussi une nouvelle critique liée à la réalisation du film. Alors qu'il était uniquement scénariste sur "4 mariages et 1 enterrement" et "Coup de foudre à Notting Hill", il décide de passer derrière la caméra pour "Love actually". Son passé de scénariste de sitcom y est davantage apparent dans ce film qui n'est qu'un maelstrom (très bien agencé) de courtes scènes mises à la suite les unes des autres. "Je suis doué pour écrire des portions drôles de 3 minutes et j'ai transposé cela à mes films où j'essaie d'inclure autant de choses drôles que possible pour ensuite faire ressembler cela à un scénario," expliquait de façon lucide Richard Curtis dans une interview. "J'ai eu de la chance de tomber sur Mike Newell pour réaliser "4 mariages...". Il a réussi à cacher le fait que le script original n'était qu'une suite de sketches."

Somme des dons récoltés par Comic Relief au fil des années.

Deux premières minutes de "Rencontre au sommet"

Richard Curtis et son oeuvre controversée.

Réalisateur-scénariste à succès, adulé par tous les amateurs de comédies romantiques, humanitaire pro-actif à la tête de l'une des plus importantes associations caritatives d'Angleterre, que peut-on donc bien pouvoir reprocher à Richard Curtis ? Pas mal de choses si l'on en croit ses nombreux détracteurs.

 

Le premier reproche porte sur la vision de l'Angleterre que l'on peut voir dans ses films. Un journaliste l'a appelée "Curtisland", où tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau. Où les Noëls ne peuvent que se dérouler sous la neige au son des Christmas Carolls et si possible avec une belle déclaration d'amour. Il lui reproche finalement les mêmes choses que certains critiques ont formulé en France à l'encontre de Jean-Pierre Jeunet lors de la sortie du "Fabuleux destin d'Amélie Poulain" en 1998, à savoir créer sur pellicule un pays fantasmé qui n'existe pas, tout juste bon à être exporté à l'étranger pour nourrir ces mêmes fantasmes. Il y a un peu de vrai dans cette assertion et sans aller jusqu'à démonter son oeuvre, Londres doit probablement une bonne partie de ses touristes aux amoureux des films de Richard Curtis. Qui savait où se trouvait Notting Hill avant la sortie du film ? Peu de gens finalement, en dehors des frontières anglaises s'entend. Un comble quand l'on se souvient que Richard Curtis n'est même pas né en Angleterre et n'y a vécu qu'à partir de onze ans, ce qui pour ses détracteurs est une autre preuve que l'Angleterre de Richard Curtis n'existe que dans ses films.

 

L'autre reproche qu'on lui a fait, surtout dans son époque 1994-2005, est la politisation de son cinéma sous couvert de cet optimisme, et surtout de son affection pour Tony Blair et le New Labour, ce renouveau du parti travailliste anglais du milieu des années 90 au début des années 2000. Dans l'excellent article "The rise and fall of Richard Curtis", le journaliste anglais Tim Adams détaille le parcours parallèle (et fascinant) de ce New Labour et des films de Richard Curtis. L'exemple le plus frappant reste le rôle de Hugh Grant dans "Love actually", celui d'un Prime Minister attachant et amoureux qui n'est pas sans rappeler par bien des aspects Tony Blair. Les deux hommes sont par ailleurs bons amis si bien que Richard Curtis a souvent conseillé Tony Blair pour tout ce qui relevait de la lutte contre la pauvreté. Cette collusion politique et cinématographique est encore aujourd'hui l'un des principaux reproches adressés à Curtis.

 

Enfin, il y a également la question de son engagement humanitaire avec "Comic Relief". Ses détracteurs lui reprochent d'encourager la compassion par le biais de la consommation. Red Nose Day s'inscrit, il est vrai, dans cette optique puisqu'il s'agit avant tout pour des personnes de vendre quelque chose qu'ils ont fait pour reverser ensuite les profits à Comic Relief. La méthode est elle aussi contestable puisque quand Richard Curtis veut faire passer son message, il ne passe pas par quatre chemins.

 

"Je ne suis pas prêt à attendre un changement par la politique. Je préfère aller dans la rue et donner 5£ à un sans-abri plutôt que d'attendre que la société change."

- Richard Curtis.

 

Ainsi, on lui reproche une vision européocentrée de l'Afrique, en la réduisant à un continent d'enfants qui meurent de faim. La fonction même de Red Nose Day et Comic Relief - donner de l'argent pour une bonne cause - peut également favoriser selon certains le dédouanement de la population contre une journée passée à rire, faire rire et récolter des fonds. C'est d'ailleurs un reproche que l'on peut faire pour toutes les associations caritatives mais elle est exacerbée ici par le fait qu'il s'agit de Richard Curtis et de ses amis multimillionaires qui donnent de leur personne.

 

Un autre exemple de cette implacable volonté de frapper les esprits à tout prix est la campagne de publicité "No pressure" sortie en 2010. Dans l'un de ces spots, on y voit une maitresse d'école expliquer à de jeunes élèves comment réduire leur impact sur l'environnement pour préserver la planète en quelques gestes simples. L'institutrice termine son cours en demandant si des élèves ne se sentent pas concernés par ces gestes simples. Quelques élèves lèvent timidement la main ce à quoi leur institutrice leur répond "No pressure, that's ok" (Pas de soucis, c'est d'accord). Quelques secondes plus tard, la tête des élèves récalcitrants explose alors littéralement lors d'un passage véritablement brutal. Les élèves aux alentours sont couverts de sang et l'institutrice continue son cours. D'autres spots ont été tournés, dans une entreprise, dans une équipe de foot, toutes sur le même principe (vous les trouverez sur Youtube en cliquant ici mais attention, c'est brutal). Forcément, ces spots n'ont pas du tout été appréciés et ont fourni de nouvelles armes aux critiques de Curtis sur sa façon de gérer son action humanitaire.

 

Enfin, c'est son optimiste forcené même qui énerve au plus haut point, surtout quand on l'accuse de cynisme caché derrière cette posture optimiste. "Les cyniques pensent que tout le monde est cynique," expliquait-il dans une interview récemment. "Ils considèrent les non-cyniques comme des ultra-cyniques. [...] Les cyniques qui regardent "Love actually" y voient une tentative cynique de faire de l'argent. Rien de ce que je pourrais dire ne les convaincra qu'il s'agissait uniquement d'optimisme et de bonne volonté." L'homme et son oeuvre font décidément débat et à notre niveau, la seule chose à faire est de prendre ses films pour ce qu'ils sont : d'adorables pilules de bonne humeur.

Sources :

Les articles suivants ont permis l'écriture de ce dossier. A consulter pour celles et ceux qui décideraient d'en apprendre plus sur Richard Curtis.

 


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Commentaires : 1
  • #1

    MyLoveQ (vendredi, 07 juin 2013 17:41)

    J'aime beaucoup ce scénariste/réalisateur, il a en effet fait quelques petites merveilles <3
    J'ai hâte de voir "Il était temps", ça a l'air d'être un très beau film et j'aime beaucoup le casting :)
    Très bon dossier, en tout cas! :)

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